7e art : Louise Wimmer

Publié le par Arieste

Je remercie tout d'abord Filipa de m'avoir fait gagné ces deux places pour aller voir ce film ! Merci beaucoup !

 

Voilà un film dont je ne sais pas trop quoi dire, je l'avoue. Les critiques de la presse étaient dithyrambiques (vous les verrez sur la bande annonce), il a reçu un prix à la Mostra de Venise, j'y suis donc allé sans vraiment savoir à quoi m'attendre et bon...

 

Revenons à l'intrigue. Louise Wimmer est dans la mouise  (mouise est un euphémisme), elle vit dans sa voiture, travaille à mi-temps comme femme de ménage, et multiplie les astuces pour éviter de dépenser en attendant d'obtenir enfin un logement...

 

Durant tout le film, on assiste à la déchéance d'une femme. On ne comprend pas vraiment comment elle en est arrivé à ce point-là, on ne connaîtra que des bribes de son passé. Car Louise n'aime pas à se confier, ni à la patronne du bar qui lui prend son courrier, ni à son amant, ni à sa fille, ni à l'assistante sociale. Louise se drape dans sa dignité, la seule chose qui lui reste, ne laissant personne l'approcher vraiment. 

 

En voyant ce film, j'ai pensé à l'émission Rendez-vous en terre inconnue, celle chez les Lolos Noir. Un habitant disait en gros qu'il pouvait compter sur ses voisins car quand il avait besoin d'aide il la demandait, tout simplement. C'est le problème de Louise Wimmer, pour elle demander de l'aide, c'est être dépendante de cette personne. Mais comment aider une personne qui ne veut pas qu'on l'aide, qui fait comme si tout allait bien ?

 

Ce film ne joue pas sur le misérabilisme, ni sur le pathos, au point même que le personnage ne nous touche pas vraiment, on se sent plutôt insensible à son sort. Car comment être touché par le sort de quelqu'un dont on connait si peu ? Moi je n'y arrive pas en tous cas. Et pourtant je suis d'habitude la première à avoir la larme à l'oeil. On passera donc sur un quelconque effet carthatique.

 

Le film a une réalisation impeccable, à la limite du documentaire. On voit Louise dans son quotidien, faisant tout pour survivre. Pas de rebondissements tout au long du film, juste un happy end qui fait un peu sourire. 

 

Je pense que ce film intéressera surtout les gens qui ont des revenus aisés, car il découvriront ce qu'est la précarité. Les autres se doutent de ce que c'est. 

 

Mais c'était une expérience intéressante, au moins j'aurais découvert que ce genre de cinéma n'est visiblement pas pour moi, c'est toujours ça. Je ne me suis pas non plus ennuyée, je suis juste sortie de là en me disant : et alors ce film m'apporte quoi ? Quel est son message ?

Donc merci encore Filipa, j'ai quand même été contente de gagner ces places :)

 

ps : la minute de très mauvaise foi : en visionnant ce film, j'ai appris à : nettoyer une salle de bain en 3mn, siphonner l'essence d'un camion, aller dans un resto routier sans payer, ça peut servir un jour non ?

ps 2 : aux personnes qui penseraient que je suis juste insensible aux films dits d'auteur, je leur répond d'avance que l'un de mes films préférés est Théorème de Pasolini.  

 

La bande annonce :

Publié dans Dans l'Hexagone

Commenter cet article

Mind the Gap 22/01/2012 18:51


je me suis taté pour aller le voir...il passait dans le trou où je vis et pour une fois pas besoin de faire 80km et d'aller à Toulouse et puis j'ai renoncé.


J'aime le ton de ta critique...une critique assez musclée dans un gant de velours... 

Arieste 22/01/2012 22:13



Merci je ne fais pas souvent de critiques de films et ce n'est pas évident :) Si tu le vois j'aimerais avoir ton avis. Sur allociné les avis sont partagés des gens crient au chef-d'oeuvre et
d'autres comme moi sont passés à côté.