Des mots, une histoire : où John comprend beaucoup de choses...

Publié le par Arieste

Cette semaine les mots chez Olivia étaient : tard, pelage, lettre, muguet, tornade, prélude, oiseau, temps, plateau, duel, éternité, bégayer, toxique, merveilleuse, soleil, film, fugitif, interdit, carnage.

 

Bon, je vais essayer de résumer les quarante (déjà ?) épisodes précédents :

En Estivanie, Écureuil veut découvrir ce qu'il y a au-delà des montagnes qui entourent son pays. Au cours de ses préparatifs, il rencontre Violette dont il tombera amoureux. Nous les avons laissés en plein voyage sur la Mer Mielleuse, où ils se remémorent les dix fondateurs de leur contrée dont Quercus et Juniper. Au même moment, dans un pays très différent où La-Mort-qui-rôde a condamné les hommes à vivre sous des dômes protecteurs, John recherche les preuves d'une ancienne expédition dirigée par le professeur Evonymus...

Pour les détails, n'hésitez pas à aller relire les anciens textes

 

Lorsque John reposa la liasse de papiers quelques heures plus tard, le soleil s'était couché depuis bien longtemps. Il était pourtant loin d'être fatigué, son esprit essayant d'assimiler toutes les révélations qu'il avait apprises en si peu de temps. Car outre l'article relatant le départ de l'expédition des 10, il y avait là toutes les recherches d'Evonymus et de Quercus sur un monde isolé de l'influence toxique de La-Mort-qui-rôde. John se rappela d'un livre ancien, datant de bien avant le Grand Carnage...

Comment se nommait-il déjà ?

Il appela Octave et lui raconta l'histoire que sa mère lui lisait quand il était enfant : un duel entre deux professeurs qui aboutissait à une expédition vers un plateau où des créatures antédiluviennes vivaient encore...

- Monsieur, ma base de données a une corrélation avec l'histoire que vous formulez, s'agit-il du livre Le Monde Perdu écrit par Arthur Conan Doyle ?

John acquiesça, c'était bien ce livre-là.

Evonymus avait du lui aussi lire ce livre car il avait bien compris l'importance d'une preuve matérielle de sa découverte. Une lettre, qui avait du être portée par un oiseau car elle était minuscule, racontait comment Evonymus et ses compagnons avaient trouvé un endroit merveilleux et résolu de s'y installer. Un minuscule brin de muguet accompagnait la lettre. Celui-ci était à présent quasiment réduit en poussière mais il avait beaucoup du impressionner les contemporains d'Evonymus demeurés à Néatopia. Malheureusement, la fin de la lettre, où figurait les coordonnées de ce monde, était manquante.

Soudain, John prit peur. Etait-ce un accident ou bien les Servants, ces diaboliques serviteurs de La-Mort-qui-rôde, avaient-ils fait disparaître ces chiffres interdits ?

John comprit alors que si quiconque était au courant de sa lecture, il était réduit à l'état de fugitif. Les Servants, en particulier ceux dont l'état physique n'avait pas encore dégénéré, pouvaient être infiltrés partout. Dans cette ville surveillée en permanence par des caméras, il était plus que probable qu'un film compromettant puisse tomber entre de mauvaises mains...

Et alors qu'une tornade frappait le monde extérieur au dôme, John bégaya à Octave de lui mettre un prélude de Debussy et s'allongea avec résignation sur un tapis dont le motif rappelait celui du pelage du mythique fakir-tigré...

Publié dans Ecrits Estiviens

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Oncle Dan 09/05/2012 19:00


Pas facile de prendre cette histoire en route ! Elle complique encore l'exercice proposé par Olivia. Bravo !

Arieste 09/05/2012 19:06



Merci :)



Valentyne 05/05/2012 16:58


Intrigante cette histoire de Carnage ;-)


j'ai peut être raté des épisodes, je vais mener l'enquête (et voir si Sherlock Holmes est dispo pour m'aider ;-) )


a bientôt

Arieste 05/05/2012 18:44



c'est possible oui, merci à bientôt !!!



Soène 05/05/2012 16:00


J'ai bien aimé que tu nous fasses un petit résumé.
Que tu es savante, Aymeline, que tu raccontes bien. Quand je serai vieille, très vieille (donc pas encore !) j'irai aussi avec la Mort Qui Rôde !
Bisous entre temps


 

Arieste 05/05/2012 18:43



Merci, ne va pas avec la Mort-qui-rôde c'est pire que la mort ;)


bisous !!!



Catherine 05/05/2012 15:17


Tu te débrouilles bien ! Parce que j'ai pris cet atelier d'écriture en route mais toi, tu écris une histoire en épisodes, c'est super et bien inspiré. Je ne sais pas si je vais participer chaque
semaine mais j'ai beaucoup aimé participer cette semaine pour la première fois. Bon long weekend.

Arieste 05/05/2012 17:25



merci ! je ne participe pas toutes les semaines non plus juste quand j'ai le temps et l'envie, je vais aller lire ton texte :)



ceriat 05/05/2012 13:00


La-Mort-Qui-Rôde et ses espions me manquaient. Ton imagination est merveilleuse et ton monde très complet. J'attends la suite avec impatience.

Arieste 05/05/2012 13:22



Merci beaucoup !!!