La poésie du week-end : Walt Whitman

Publié le par Arieste

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Comme je vous l'ai promis mardi dernier, voici le célèbre poème O Captain ! My Captain ! de Walt Whitman (dont vous pouvez retrouver la biographie ici). Ce poème écrit en réaction à l'assassinat d'Abraham Lincoln est également célèbre à cause de son évocation dans le film Le Cercle des Poètes Disparus (si vous ne l'avez pas vu, je vous encourage vivement à le faire !).

 

O Captain! My Captain!

 

O Captain! My Captain! our fearful trip is done;

The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won;

The port is near, the bells I hear, the people all exulting,

While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring

 

But O heart! heart! heart!

O the bleeding drops of red,

Where on the deck my Captain lies,

Fallen cold and dead.

 

 

O Captain! My Captain! rise up and hear the bells;

Rise up-for you the flag is flung-for you the shores a-crowding;

For you they call, the swaying mass, their eager faces turning

 

Here Captain! dear father!

This arm beneath your head;

It is some dream that on the deck,

You've fallen cold and dead.

 

 

My Captain does not ansmwer, his lips are pale and still;

My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;

The ship is anchor'd safe and sound, its voyage closed and done;

From fearful trip to the victor ship comes in with object won

 

Exult, O shores, and rings, O bells!

But I with mournful tread,

Walk the deck my Captain lies,

Fallen cold and dead.

 

Version française :

 

Ô Capitaine ! Mon Capitaine !


Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Notre voyage effroyable est terminé

Le vaisseau a franchi tous les caps, la récompense recherchée est gagnée

Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,

Pendant que les yeux suivent la quille franche, le vaisseau lugubre et audacieux.

 

Mais ô coeur ! coeur ! coeur !

Ô les gouttes rouges qui saignent

Sur le pont où gît mon Capitaine,

Etendu, froid et sans vie.

 

 

Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Lève-toi pour écouter les cloches.

Lève-toi : pour toi le drapeau est hissé, pour toi le clairon trille,

Pour toi les bouquets et guirlandes enrubannées, pour toi les rives noires de monde,

Elle appelle vers toi, la masse ondulante, leurs visages passionnés se tournent :

 

Ici, Capitaine ! Cher père !

Ce bras passé sous ta tête,

C'est un rêve que sur le pont

Tu es étendu, froid et sans vie.

 

 

Mon Capitaine ne répond pas, ses lèvres sont livides et immobiles;

Mon père ne sent pas mon bras, il n'a plus ni pouls ni volonté.

Le navire est ancré sain et sauf, son périple clos et conclu.

De l'effrayante traversée le navire rentre victorieux avec son trophée.


Ô rives, exultez, et sonnez, ô cloches !

Mais moi d'un pas lugubre,

J'arpente le pont où gît mon capitaine,

Etendu, froid et sans vie

Publié dans Poésie

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jeneen 31/07/2011 12:50



oh superbe ! ça me replonge dans ce film que j'avais beaucoup aimé. Merci !



Arieste 16/08/2011 12:25



Avec plaisir :D



LN 25/07/2011 14:10



Un très beau poème que j'ai aussi découvert grâce à ce film :-)



Arieste 16/08/2011 12:36



Tout comme moi :)



claudialucia ma librairie 24/07/2011 22:33



De grands souvenirs et du poème  (j'aime beacoup Walt Wthman) et du film; "Le cercle des poètes disparus " a été le film culte (parmi d'autres ) de mes filles et de moi-même. Je ne
sais combien de fois nous l'avons vu!



Arieste 16/08/2011 12:39



Je ne l'ai vu qu'une fois mais j'ai beaucoup aimé :)



l'agnès masquée 24/07/2011 12:26



ah ben merci ça va cadre trés bien avec le temps pourri pluvieux et froid du jour : )



Arieste 16/08/2011 12:40



c'était pas prévu mais contente d'avoir été raccord avec l'ambiance générale :p



Laure 24/07/2011 11:03



J'adoooore!!!!



Arieste 16/08/2011 12:41



:)