Mois Oscar Wilde

Publié le par Arieste

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En ce 1er février, je déclare l'ouverture du mois Oscar Wilde !

 

Une petite biographie du monsieur piquée sur Wikipedia (désolée je n'ai eu le temps de la remanier un brin) :

 

Oscar Wilde, de son nom complet Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde, est un écrivain irlandais, né à Dublin en Irlande le16 octobre 1854 au 21 Westland Row (en), et mort à Paris le 30 novembre 1900 à l'âge de 46 ans.

Né dans la bourgeoisie irlandaise et protestante de Dublin, d’un père oculiste renommé et d’une mère poétesse, Oscar Wilde se distingua par un parcours scolaire brillant. Nourri de culture classique, couronné de prix au sein du Trinity College de Dublin, il intégra le Magdalene College de l'université d’Oxford, où il se construisit un personnage d’esthète et de dandy, sous l’influence des préraphaélites et des théories de l’art pour l’art de Walter PaterJohn Ruskin ou Whistler. À l’issue de ses études, Wilde s’installa à Londres où il parvint à pénétrer la bonne société et les cercles cultivés, s’illustrant dans plusieurs genres littéraires.

S’il publia, conformément aux exigences de l’esthétisme le plus pur, un volume de poésie, il ne négligea pas des activités moins considérées des cercles littéraires mais plus lucratives : il se fit le porte-parole de la nouvelle « Renaissance anglaise dans les arts » dans une série de conférences aux États-Unis et au Canada, puis exerça une prolifique activité de journaliste. Au tournant des années 1890, il précisa sa théorie esthétique dans une série de dialogues et d’essais, et explora dans son unique roman, Le Portrait de Dorian Gray (1890), les liens entretenus par la beauté, la décadence et la duplicité. Sa première pièce, Salomé (1891), rédigée en français à Paris l’année suivante, ne put être jouée en Angleterre, faute d’avoir obtenu la licence d’autorisation, au motif qu’elle mettait en scène des personnages bibliques. Confronté une première fois aux rigueurs de la morale victorienne, Wilde enchaîna cependant avec quatre comédies de mœurs qui firent de lui l’un des dramaturges les plus en vue de Londres. Indissociables de son talent littéraire, sa personnalité hors du commun, le mordant de son esprit, le brillant de sa conversation et de ses costumes assuraient sa renommée.

Au faîte de sa gloire, alors que sa pièce maîtresse, L’Importance d’être Constant (1895), triomphait à Londres, Wilde poursuivit le père de son amant Alfred Bruce Douglas pour diffamation après que celui-ci eut entrepris de faire scandale de son homosexualité. Après une série de trois procès retentissants, Wilde fut condamné pour « grave immoralité » à deux ans de travaux forcés. Ruiné par ses différents procès, condamné à la banqueroute, il écrivit en prison De Profundis, une longue lettre adressée à son amant dont la noirceur forme un contraste saisissant avec sa première philosophie du plaisir. Dès sa libération en mai 1897, il quitta définitivement la Grande-Bretagne pour la France. C’est dans son pays d’accueil qu’il mit un point final à son œuvre avec La Ballade de la geôle de Reading (1898), un long poème commémorant l’expérience éprouvante de la vie en prison. Il mourut dans le dénuement à Paris à l'âge de quarante-six ans.

 

 

 

Conceptions esthétiques


Dans sa préface au Portrait de Dorian Gray, il défend la séparation de l'esthétique et de l'éthique, du beau et du moral :En ces dernières décennies du xixe siècle, Wilde incarne une nouvelle sensibilité qui apparaît en réaction contre le positivisme et lenaturalisme.

« The artist is the creator of beautiful things. [...] There is no such thing as a moral or an immoral book. Books are well written, or badly written. That is all. [...] No artist desires to prove anything. Even things that are true can be proved. [...] All art is quite useless. »

« L'artiste est le créateur de belles choses. [...] il n'y a pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. Voilà tout. [...] Aucun artiste ne désire prouver quoi que ce soit. Même une vérité générale peut être prouvée. [...] Tout art est plutôt inutile. »

Vivian, le porte-parole de Wilde dans Le Déclin du mensonge, s'oppose clairement au mimétisme en littérature qu'implique le réalisme. Selon lui, « la vérité est entièrement et absolument une affaire de style » ; en aucun cas l'art ne doit se faire le reflet de « l’humeur du temps, de l’esprit de l’époque, des conditions morales et sociales qui l’entourent. » Wilde contestait d'ailleurs la classification d'Honoré de Balzac, dans la catégorie des réalistes : « Balzac n'est pas plus un réaliste que ne l'était Holbein. Il créait la vie, il ne la copiait pas49 ». Il ne cachait d'ailleurs pas son admiration pour Balzac, en particulier pour Illusions perduesLe Père Goriot et surtout pour le personnage de Lucien de Rubempré dont il disait « Une des plus grandes tragédies de ma vie est la mort de Lucien de Rubempré. C'est un chagrin qui ne me quitte jamais vraiment. Cela me tourmente dans les moments de ma vie les plus agréables. Cela me revient en mémoire si je ris »50.

Dans The Critic as Artist (Le Critique en tant qu'artiste), Wilde s'oppose à une critique littéraire positiviste, qui voit dans l'objectivité le seul salut de la critique. Le critique, selon Wilde, ne doit considérer l'œuvre littéraire que comme « un point de départ pour une nouvelle création », et non pas tenter d'en révéler, par l'analyse, un hypothétique sens caché. Selon lui, la critique n'est pas affaire d'objectivité, bien au contraire: « le vrai critique n'est ni impartial, ni sincère, ni rationnel ». La critique elle-même doit se faire œuvre d'art, et ne peut dès lors se réaliser que dans le subjectif ; à cet égard, dit Wilde, la critique est la « forme la plus pure de l'expression personnelle ». La critique ne peut caractériser l'art aux moyens de canons prétendument objectifs ; elle doit bien plutôt en montrer la singularité.

La théorie critique de Wilde a été très influencée par les œuvres de Walter Pater. Il reconnaîtra dans De profundis que le livre de Pater Studies in the History of the Renaissance a eu« une si étrange influence sur [sa] vie ».

Dans Le Portrait de Mr. W. H., Wilde raconte l'histoire d'un jeune homme qui, en vue de faire triompher sa théorie sur les sonnets de Shakespeare, va se servir d'un faux, puis décrit la fascination qu'exerce cette démarche sur d'autres personnages. Le fait que la théorie ne soit pas d'office disqualifiée, dans l'esprit du narrateur, par l'usage d'un faux, va de pair avec l'idée qu'il n'y a pas de vérité en soi de l'œuvre d'art, et que toute lecture, car subjective, peut ou doit donner lieu à une nouvelle interprétation.


La deuxième esthétique ne s'inscrit pas en faux envers la première : l'œil averti trouvera qu'elle la révèle. Le masque du Dandy et l'affectation de superficialité, chez un esprit aussi puissant et cultivé que Wilde, étaient la marque d'une volonté de dissimuler des conflits sous-jacents. L'éloge wildien n'était pas un éloge de la superficialité, ce qu'il révèlera lui-même lorsqu'il déchut de son statut de « lion » (au xixe siècle, on appelait lion les personnes en vue dans les salons anglais) pour tomber en celui de réprouvé.On pourrait distinguer deux esthétiques correspondant aux deux périodes marquantes, bien qu'inégalement longues, de la vie littéraire de Wilde. La première, décrite ci-dessus, pourrait se résumer à l'éloge de la superficialité. L'intuition de Wilde, fortement influencée par les écrivains français de son temps qu'il lisait dans le texte, était que dans la forme même, gît le sens et le secret de tout art. Dans Le Portrait de Dorian Gray, il fait dire à Lord Henry : « Seuls les gens superficiels ne jugent pas sur les apparences ». Son écriture d'ailleurs correspond exactement à ses conceptions : se refusant aux descriptions naturalistes, il se contente de poser une ambiance en égrenant quelques détails : la couleur d'un rideau, la présence d'un vase, le passage d'une abeille près d'une orchidée. La deuxième période, celle de la prison et de la déchéance prend l'exact contre-pied théorique : dans son De Profundis, Wilde répète comme une litanie pénitentiaire ce refrain : « Le crime, c’est d'être superficiel ». On assiste dans cette œuvre, ainsi que dans l'autre production de cette période, dans la vie de Wilde, La Ballade de la geôle de Reading, à la reprise de formes d'écriture, comme la ballade, qui sont plus traditionnelles, jouant plus sur la répétition et l'approfondissement que sur la légèreté et l'effet de contraste.

Œuvres

 

Poésie Ravenna (1878) : poème pour lequel lui est attribué le prix Newdigate]

  • Poems (1881)
  • Poèmes en prose (1894) : publié dans The Fortnightly Review
  • The Sphnige (1894): court texte lyrique généralement associé avec poèmes en prose
  • La Ballade de la geôle de Reading (en:The Ballad of Reading Gaol), long poème écrit en 1897 après sa libération et décrivant les derniers moments d'un condamné à mort.

Pièces de théâtre

Romans et nouvelles

Essais

  • La Vérité des masques sur Shakespeare (1886)

Trois volumes constituent son œuvre critique intégrale

  • Essais de littérature et d'esthétique
  • Nouveaux Essais de littérature et d'esthétique (1886-1887)
  • Derniers Essais de littérature et d'esthétique (1887-1890)

et aussi

  • Intentions (1891, trad. 1905) : recueil d'essais contenant Le Déclin du mensongeLe Critique comme artiste et La Vérité des masques.
  • L'Âme de l'homme sous le socialisme (The Soul of Man under Socialism), court essai publié en 1891 et défendant une vision individualiste dans un monde socialiste.

Autres

Recueils[modifier]

  • Aristote à l'heure du thé et autres essais, traduction de Charles Dantzig, éditions 10/18 (1999)
  • Le Prince heureux, recueil de contes, première parution en 1888, traduction par Léo Lack.

Bibliographie

Ouvrages
Recueils et albums
  • (frJean Gattégno et Merlin HollandAlbum Wilde, Pléiade, Gallimard, 1996
  • (enThe Cambridge Companion to Oscar Wilde, Cambridge University Press, 1997
  • (frMerlin HollandL'Album Wilde, Anatolia/Le Rocher, 2000
  • (fr) Merlin Holland, Le Procès d'Oscar Wilde, transcription intégrale des comptes rendus d'audience réunis et préfacés par Merlin Holland, Stock, coll. « La cosmopolite », 2005(ISBN 2-234-05822-8)

Brève filmographie

Romans où Wilde apparait comme personnage

 

Après la parenthèse wikipédiesque, voici le programme des réjouissances que j'actualiserai au fur et à mesure avec vos billets :

le 10/02 : LC de Oscar Wilde et le jeu de la mort de Gyles Brandreth avec Syl, Eiluned et Jeneen rejoignez-nous si ça vous tente.

Je compte voir l'adaptation du portrait de Dorian Gray de 2009 et lire le roman.

Une LC pour le 20 sur le roman vous tente ?

J'ai également dans ma PAL : Le crime de lord Arthur Savile, Salomé, Le portrait de Monsieur W.H., La chasse à l'opossum. Donc si vous voulez fixer des dates de LC n'hésitez pas en commentaires :)

Je vous souhaite un bon mois de février !!!

 

Un petit logo pour vos lectures wildesques :

logo-oscar.png


 

 

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Commenter cet article

Lou 09/02/2012 23:11


coucou Arieste, j'ai lancé un challenge Oscar Wilde toujours en cours depuis un bout de temps, j'essaierai de lire un Wilde en février pour conjuguer nos deux challenges.

Arieste 10/02/2012 22:25



J'ai vu je me suis inscrite du coup hihi, conjuguons nos deux challenges :D



jeneen 01/02/2012 15:58


bon ben je me joins à vous pour la LC "oscar wilde et le jeu de la mort"car...je triche, je l'ai commencé (mais pas encore fini !)


sinon, j'adoooooore le portrait de Dorain Gray mais pas sûre d'avoir le temps...


biz

Arieste 01/02/2012 19:36



Bienvenue !!! Je l'aurais déjà commencé si j'avais eu le courage d'aller à la librairie mais il fait trop froid !!!! Bisous congelés



jeneen 01/02/2012 15:56


génial ! j'en lirai un pour être "raccord" avec vous toutes, ça me boostera le moral ! biz (au fait, tu m'as pas répondu pour livre nord et sud)


biz(et tes exams ?)

Arieste 01/02/2012 19:33



Oui viens avec nous !!! :D Pour le mail, j'allais te répondre mais autant le faire là :D. Alors je veux bien le livre et le film aussi si c'est possible. Nestor vient d'arriver chez moi aussi !
Pas de nouvelles pour les exams j'attends. Bisous !!!!



Eiluned 01/02/2012 15:16


Il n'y a plus qu'à s'y mettre ! Je me demande par lequel je vais commencer ^^

Arieste 01/02/2012 19:30



Moi aussi dur de choisir :)



Syl 01/02/2012 07:30


Waouh ! J'ai sa photo sous les yeux dans un pèle-mèle accroché au mur de mon bureau. Déclarons ouverte la saison Wildienne !!!

Arieste 01/02/2012 19:30



Je vois que j'ai affaire à une fan :D Vive Wilde !!!